[Exposition] The world is beautiful as it is

© K-HOLE © K-HOLE

8-14.03.2018

[Exposition]
The world is beautiful as it is

8 au 14 mars 2018

Galerie des tables, 1 rue des étables, Bordeaux

vernissage mercredi 7 mars à 18h

lectures et performance à partir de 19h

Sur une proposition de Nora Barbier, étudiante en 5è année à l’École supérieure des Beaux-Arts de BordeauX [EBABX]

Artistes invités : Maurane Arbouz, Claire Finch, Alice Hauret-Labarthe, Tarek Lakhrissi, Thiên-Ngoc Ngô-Rioufol, Harilay Rabenjamina.

Sous les yeux clos, un rêve : un cerf marche sur un parterre d’œufs qu’il brise avec ses sabots. Des grues tournoient, neutres et menaçantes. Evitant les orties, s’approcher, sans prendre garde aux junkies qui tournent là, jusqu’à lui. Le prendre dans les bras à l’encolure, la tête penchée tendrement. Ecraser aussi au passage quelques œufs. Soudain, dans un bruissement de feuilles... Se réveiller. Lever les yeux vers la fenêtre, voir le ciel orageux. Ouvrir un livre. « Impressions d’hier soir, dans ma petite chambre. Je m’étais couchée de bonne heure et, de mon lit, je regardais au-dehors par la baie ouverte. On aurait dit, une fois de plus, que la vie avec tous ses secrets était tout près de moi, que je pouvais la toucher. J’avais l’impression de reposer contre la poitrine nue de la vie et d’entendre le doux battement régulier de son cœur. J’étais étendue entre les bras nus de la vie et j’y étais en sécurité, à couvert. Et je pensais : comme c’est étrange ! C’est la guerre. Il y a des camps de concentration. De petites cruautés s’ajoutent à d’autres cruautés. En passant dans les rues, je peux dire de beaucoup de maisons : ici un fils est en prison, là le père est retenu en otage, ici encore on a à supporter la condamnation à mort d’un fils de 18 ans. Et ces rues et ces maisons se trouvent tout près de chez moi. Je connais l’air traqué des gens, l’accumulation de la souffrance humaine, je connais les persécutions, l’oppression, l’arbitraire, la haine impuissante et tout ce sadisme. Je connais tout cela et je continue de regarder au fond des yeux le moindre fragment de réalité qui s’impose à moi. »[1]

[1] Extrait des carnets d’Etty Hillesum, Une vie bouleversée, Seuil 1985, p.115-116.

Une saison Hocquard

Les études

Résultats Concours d'entrée 2018

La voix des Beaux-Arts

La Galerie des Tables


picto galerie des tables

Cours Publics