[Projection] "Il Matrimonio" de Paola Salerno

IL MATRIMONIO, Paola Salerno IL MATRIMONIO, Paola Salerno

24.04.2018 à 20h30 à l'Utopia

[PROJECTION] du film IL MATRIMONIO (Le Mariage)

de Paola Salerno, réalisatrice et enseignante à l’EBABX, au cinéma Utopia

mardi 24 avril 2018
à 20h30
Cinéma Utopia Bordeaux
5 Place Camille Jullian

>>> entrée libre
(140 places)

Cette projection s'inscrit dans le cadre du partenariat 2017-2018 entre l'EBABX Ecole supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux et le cinéma Utopia.


"Il matrimonio"
Le Mariage
en présence de Paola Salerno
2016 / Italie / 84 min

Juin 2006, sur une colline de Calabre, Paola Salerno filmait les préparatifs de mariage de son frère cadet, Checco. Un point de vue oblique ouvre le film : un ami de la cinéaste, amour de jeunesse, raconte un pan de leur histoire. D’emblée, le film de famille se complique d’une première personne décalée, organiquement liée à son entourage. Dès avant des considérations existentielles sur les motifs des nappes et la disposition des tables au buffet de plein air, le film séduit par la douce gratuité des premiers affairements, que l’on sent apaisés par l’air estival. L’une des invitées répète un texte qu’elle récitera, une autre fait des essais de voix pour son Ave maria, un saxophoniste se chauffe. Quant au marié, vétérinaire, il chevauche dans le jardin, silhouette haute mais enfantine. Son apparente insouciance le distingue de ses quatre sœurs, et instille dans les vibrantes discussions d’un soir d’été une pointe de dissension. Au fond, pourquoi convoler ? Sa famille, que Checco qualifie de « non conventionnelle » avant de lâcher un aparté moins amène (« famille de dingues »), n’a rien de commun avec celle, traditionnaliste, de sa future femme. Le plan furtif mais splendide où l’on aperçoit la fille de la cinéaste, Bianca, devenue jeune fille, apporte à cette discrète dissension une patine temporelle bienvenue. (Charlotte Garson)
Production : Vivo Film


. Paola Salerno
Après des études d’architecture à Rome, Paola Salerno suit des cours de photographie à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. À New York, elle aborde ensuite le cinéma expérimental avec Robert Breer à Cooper Union School of fines Arts. Elle obtient le prix Kodak de la critique en 1988 pour un reportage photographique qu’elle a réalisé dans les boîtes de nuit de strip-tease. Si ses photographies et ses vidéos empruntent le style documentaire, elles entretiennent avec l’architecture et le cinéma des rapports intenses et constituent néanmoins les traces subjectives qui unissent intimement l’artiste à des territoires familiers. Ses images présentent des architectures, des paysages, des personnes proches rencontrées au cours de ses déambulations. Son regard se porte sur la mémoire latente, les histoires familiales, les événements sociaux qui ont singulièrement façonné les lieux, les identités, les communautés.

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