Historique du bâtiment

L'école des Beaux-Arts, image d'archive
L'école des Beaux-Arts, image d'archive
  • 897-970 : Reconstruction de l’Abbaye Sainte-Croix, sous Guillaume le Bon, Duc d’Aquitaine.
     
  • 22ème jour du mois d’août 1584, avant midi. Michel de Montaigne signe, un siècle avant le reste de la France, le « traité en Jurade de l’ouverture de la 1ère Ecole Municipale pour l’enseignement de la peinture, à la façon de l’académie de Florence » (emplacement indéterminé)
     
  • 1690 : création de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.
     
  • 1735 : édification probable de la Fontaine Sainte-Croix, adossée au 3è mur d’enceinte crée pour protéger la ville dans le courant du 15e siècle.
     
  • 1768 : transformation de l’Académie Royale en Académie de Peinture, Sculpture et Architecture Civile et Navale.
     
  • 1789 : nationalisation des biens du clergé.
     
  • 1790 : vente des biens de l’abbaye.
     
  • de 1794-1887 : utilisation de l’abbaye en tant qu’hospice.
     
  • de 1810 à 1880 : prise en charge de l’école par la Municipalité et installation au Jardin Public, à la Caserne Municipale, puis rue Ravez. La création pédagogique est alors privilégiée : peinture, anatomie, architecture, dessin, sculpture d’ornement, statuaire. Préparation aux métiers des arts décoratifs et au prix de Rome. Le Corbusier collabore avec l’école, ainsi que Buteau, professeur et céramiste renommé, qui produit des objets de grande consommation vendus à la Samaritaine.
     
  • 1890 : l’abbaye abrite désormais l’Ecole des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs et accueille provisoirement l’Ecole d’Architecture. Le réfectoire des religieuses devient la galerie des plâtres (on peut encore y voir des statues crées par les élèves et vandalisées lors des évènements de 68).
     
  • 1896 : entrée des jeunes-filles à l’école, un siècle avant Paris, tout particulièrement pour des cours de dessin, cette discipline semblant avoir été inventée par Paléas Athéna lors de la guerre de Troie. La jeune fille aurait immortalisé son fiancé, qui partait à la guerre, à l’aide d’un morceau de charbon.
     
  • 1968 : Déclencheur d’un nouvel enseignement : expression personnelle, démarche individuelle, approches conceptuelles sont encouragées.
     
  • Dans les années 70 : restructuration interne du bâtiment.
     
  • 1980 : construction du Centre Malraux et du Conservatoire et travaux de réhabilitation à l’Ecole des Beaux-Arts.
     
  • 2004 : la caserne des pompiers, bâtie au 19e siècle place Sainte-Croix, transformée en annexe des Beaux-Arts à une période indéterminée, est réhabilitée par le cabinet d’architectes Flint.


    Dans le jardin de l’école, on peut voir :
    La chèvre de Bacchante, marbre crée par Félix Soulès, ainsi que Saint-Sébastien, fresque en marbre, réalisée par Louis Bottée. Ces œuvres datant du 19è siècle appartiennent au Fond National Art Contemporain.
    On peut également admirer à droite de la façade, une « colonne molle » et, près de la fontaine Sainte-Croix, le plus vieil arbre de Bordeaux, planté probablement au 18ème siècle.