[Conférence] Louisa Yousfi, artiste en résidence Villa Valmont

Louisa Yousfi © Danièle Molajoli
Louisa Yousfi © Danièle Molajoli
mardi 21 avril 2026 à 17h au café pompier

 

[Conférence] Louisa Yousfi, artiste en résidence Villa Valmont, Parcours Trafic, cycle 1, Art


Biographie

Louisa Yousfi (1988, France) est autrice, militante décoloniale, journaliste, et critique littéraire. Elle fait partie du comité éditorial du QG Décolonial et du média en ligne Paroles d’honneur. Elle est l’autrice de Rester barbare (La Fabrique, 2022), ouvrage dans lequel elle s’empare du motif de « la barbarie » emprunté à l’écrivain algérien Kateb Yacine pour proposer un récit à la fois politique et littéraire de ce (re)devenir barbare des Noirs et des Arabes de France. Elle a plus récemment participé à l’ouvrage collectif Contre la littérature politique (avec Pierre Alferi, Nathalie Quintane, Leslie Kaplan, Tanguy Viel et Volodine, La Fabrique, 2024). Le 19 février 2026, elle publie son dernier livre La grande méthode, (La Fabrique 2026).

- Pensionnaire à la Villa Medici :

2024 - 2025 -Littérature Son projet de résidence est consacré à l’écriture d’une oeuvre de fiction à partir d’une famille franco-algérienne éprouvée par la mort du père, récit qu’elle travaillera à mettre au contact d’autres traditions d’écriture que la forme témoignage ou le document d’archives, et d’une langue portée par un syncrétisme radical. Il y sera question notamment de contes perdus, d’héritage secret, de biologie spirituelle, de télépathie intergénérationnelle entre un peuple de fantômes indigènes et leurs descendants engagés dans une série de « travaux herculéens » à réaliser dans un monde de plus en plus hostile. - (Villa MEDICI)

- Louisa est actuellement en résidence à la Villa Valmont.

À la Villa Valmont, Louisa poursuit sa recherche littéraire avec La grande méthode, texte qui convoque la figure légendaire du Simorgh, oiseau fabuleux et messager spirituel issu des mythologies persanes, pour réhabiliter les temporalités sacrées et la puissance visionnaire, et transcender la condition d’exil imposée aux héritier·es des colonisé·es. « Cette voix, ces mots qui questionnent l’obligation aux immigré.es de s’intégrer à la culture occidentale, je ne les avais jamais entendus ni lus, avec cette profondeur et cette singularité. » – Annie Ernaux, prix Nobel de littérature - (Villa Valmont)

Type d'actualité