Andrea Malapert, lauréate de la Bourse Reynal 2026 !
La Fondation Jean-Claude Reynal, abritée par la Fondation de France et en partenariat avec l’ebabx école supérieure des beaux-arts de Bordeaux, attribue tous les deux ans un prix de 10 000 €à un·e jeune artiste développant une pratique autour du papier. Ce soutien finance un séjour d’étude de 3 à 6 mois à l’étranger (ou en France pour les artistes étrangers) afin de poursuivre un projet de recherche et de création.
En 2026, près d’une centaine de candidat·es issu·es du monde entier (Allemagne, Arménie, Bénin, Burundi, Canada, Chypre, Finlande, France, Gambie, Ghana, Hongrie, Inde, Kenya, Mexique, Monaco, Niger, Pologne, Portugal, Qatar, Russie, Grande-Bretagne, Etats-Unis), ont postulé à ce prestigieux prix.
Suite à l’appel à candidatures envoyé à l’international, un jury de personnalités qualifiées composé d’Annette Nève, directrice des études à l’ebabx, Corentin Canesson, artiste enseignant à l’ebabx, Camille de Singly, théoricienne du design et enseignante à l’ebabx, Lou-Andréa Lassalle, artiste et Delphine De Boisseson, directrice des études et de la recherche à l’ENSAD Limoges a sélectionné parmi ces candidatures une lauréate dont le projet était en parfaite adéquation avec le prix. Trois pièces originales envoyées à l’ebabx et conçues avec ou sur du papier ont permis de déterminer la ou le lauréat·e.
Lauréate 2026, Andrea Malapert est une artiste plasticienne diplômée de l’ESACM en 2025, installée à Clermont-Ferrand. Son travail, mêlant dessin, installation et performance, s’attache aux objets et motifs délaissés du quotidien, qu’elle transforme pour leur redonner une présence sensible. Elle a récemment exposé à l’ESACM, à In Extenso, et participé à des résidences à Kerminy (Bretagne) et Namas (Haute-Loire). Sa première exposition personnelle aura lieu en septembre 2026 à homealonE, à Saint-Pierre-le-Chastel.
Dans son travail mêlant dessin, installation et performance, Andrea Malapert part de ce qui est mis de côté. Ce qui relève du non voulu, de l’erreur, du répulsif. Le larsen, la mouche morte, les viscères. Elle cherche à redonner une valeur et une forme d’attention à ces objets et motifs du banal par des altérations et assemblages.
Les matériaux : papiers huilés, déchets organiques cristallisés, larsen domestiqué, proclament leur agentivité propre dans leur vulnérabilité. Le papier montre les déchirures causées par le processus, le pétale a fané avant d’être cristallisé.
C’est dans une décision de tendresse radicale que l’artiste fait apparaître ces transmutations à la lisière d’un effacement, à l’orée de nos perceptions sensibles. Parce que dans une contemporanéité de la saturation et du spectaculaire, la douceur féminine réclame un changement de perception totale du monde.
Dans le cadre du Prix Reynal, Andrea Malapert a décidé de séjourner pour approfondir ses recherches et sa pratique en Lituanie.
https://www.fondationdefrance.org/fr/annuaire-des-fondations/fondation-jean-claude-reynal
