Le Pavillon

Ji-Min Park, The mourners, manteau, dessin au graphite, verre, sopalin, photographie, dimension variables, 2018
Ji-Min Park, The mourners, manteau, dessin au graphite, verre, sopalin, photographie, dimension variables, 2018
John Mirabel, Noires sur Noir, Installation in situ Bruxelles, 2015
John Mirabel, Noires sur Noir, Installation in situ Bruxelles, 2015
Xavier Michel, Siffle et Piano, 2016, vidéo 5’44’’
Xavier Michel, Siffle et Piano, 2016, vidéo 5’44’’

Résidence de création internationale


Crée en 2001 au Palais de Tokyo à Paris, le Pavillon est une résidence de recherche artistique. 

Picto Le Pavillon   Hébergée à l’EBABX à Bordeaux depuis novembre 2017, elle accueille en 2019, 3 artistes de la scène émergente internationale de l’art contemporain : John Mirabel, Xavier Michel et Ji-Min Park.

La résidence est placée sous le signe de l’élargissement de leur expérience, d’un enrichissement de leur pratique, selon un dispositif d’accompagnement. 
Durée du programme : 10 mois 


Plusieurs temps de travail jalonnent la période de résidence au Pavillon :

  • développement de recherches personnelles,
  • voyages d'études et d'immersion, 
  • temps inter résidence,
  • phases de production,
  • interaction avec nos partenaires,
  • restitutions et expositions au terme de l’année d’accompagnement, porté par l’EBABX afin de soutenir la visibilité et la valorisation des productions.

En 2019, Le Pavillon envisage sa résidence de recherche dans une dimension pluridisciplinaire, dans une volonté de décloisonnement et d'interventions en s'associant notamment avec de nouveaux partenaires : l'Université de Bordeaux, l'Agence départementale de la Dordogne, le Pôle d'Interprétation de la Préhistoire, le FRAC Aquitaine, le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, le Musée d'Archéologie - MAN de Saint-Germain-en-Laye, FACTS., Cap Sciences... une résidence au croisement des arts et des sciences.  


Ainsi, ces 3 artistes internationaux bénéficieront durant près de 10 mois (février à novembre 2019) : 

  • d'un espace de travail, de recherche et création sur le site de l’Observatoire à Floirac.
  • d'un hébergement sur le site de l’Observatoire de l’Université de Bordeaux-Ville de Floirac pour la durée de la résidence,
  • d'une bourse d’aide à la production et à la vie des résidents de 5000 euros,
  • d'un accès à l’ensemble des moyens de production, des ateliers techniques et d'un accompagnement des techniciens de l’EBABX et de ses partenaires ainsi qu’à l’ensemble des fonds documentaires de la bibliothèque et des archives de l’EBABX et de ses partenaires,
  • d’une résidence au Pôle International de la Préhistoire-PIP en Dordogne (24)  - prise en charge par l'EBABX,
  • d'un voyage d’études de deux semaines en Cantabrie (Espagne) liée à la thématique de recherche - prise en charge par l'EBABX,
  • de plusieurs restitutions à l’automne 2019 : FRAC Aquitaine, Pôle d'Interprétation de la Préhistoire-PIP, Galerie des Tables et L'Observatoire via le Festival FACTS.

 
Equipe

Ange Leccia : directeur artistique
Dominique Pasqualini : directeur de l'EBABX
Lise Cluzeau : coordinatrice


John Mirabel
Franco-américain, John Mirabel est né en 1988 en France. Il a étudié à la HEAR de Strasbourg et à la HGB de Leipzig en Allemagne. Artiste et musicien, son travail polymorphe joue des rythmes et des compositions, quels que soient les outils. C’est par ces formes et par ses formes que le mental crée ces objets, et ses images.


Xavier Michel 
Né en 1990, il est diplômé de la Villa Arson (2017, DNSEP dramaturgie) et du Pavillon Bosio de Monaco (DNAP). Il est également diplômé de l’ESIGELEC : École Supérieure d’Ingénieur en Génie Électrique (Saint-Étienne-du-Rouvray) spécialité systèmes embarqués (2013). Il a principalement une pratique de sculpteur, sans pour autant faire de la sculpture. Joseph Mouton le présente d'ailleurs comme ceci, " De l’école d’ingénieur qu’il a faite avant d’étudier l’art, peut-être reste-t-il à Xavier Michel le goût de l’invention technique ; mais les inventions qui l’ont mobilisé dans le cadre de l’art se sont toujours révélées impraticables, quand elles n’étaient pas vaines, absurdes, dérisoires ou frappées au contraire de mégalomanie (personne ne pourrait y arriver)." Ceci est dû à une trajectoire de travail qui dévie lorsqu’elle approche une forme de finalité, la production pourrait faire art, mais préfère fuir cette destinée. Actuellement, pour lui l’objet ne fait pas pièce, parce qu’il est seulement le témoin de gestes ou de postures plus ou moins absurdes qui empruntent aux pratiques de l’art. Si d’une certaine manière une pièce qui prend corps perd son désir d’être, comment justifier son autonomie ? Pour que ces objets reprennent leur puissance poétique, il faut les activer par des opérations discursives qui réconcilient leur existence et leur rêverie propre.


Ji-Min Park
Vit et travaille à Paris, née à Seoul, Corée du Sud, elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD) 2015.
Le travail de Ji-Min Park s’articule autour de pratiques diverses aussi bien dessins, peintures, objets, vidéos. Une approche délicate d’impressions fugitives et magiques, d’une fragilité teintée de merveilleux où se côtoient l’esprit des fêtes galantes. Un monde d’élégance et de mystère où un yeti hilare traverse un tourbillon de flocons malicieux (...) Nous errons autour de symboles ésotériques d’une party promise là où le désir se mue en évanescent menuet .”(...)  Jean-Luc Blanc